et aussi mon roubdinou, mon mec, mon fiancé, mon gratouneur attitré, mon soleil, mon chéridamour, ma présence rassurante la nuit, mon fêtard, mon fidèle, mon tout, mon plus fort du monde, mon autre, mon moteur, mon arabe préféré (bien qu’à moitié…), ma fierté, mon souffle d’air pur, mon compagnon de voyages, mon futur bâton de vieillesse, mon radoteur, mon dragueur, mon flemmard, mon souriant, mon élégant, mon liseur d’histoires, mon roubinet, mon MehdZ, mon linguiste, ma famille, mon fantasme numéro 1, mon énergie, mon mâle, ma couverture quand j’ai froid, mon souffre-douleur quand j’ai mes règles, mon homme quand j’ai mal, mon soutien, mon déshabilleur, mon regard sur moi-même, ma raison d’être toujours moi, mon patient (enfin pas toujours), mon câlineur, mon perfectionneur d’anglais, mon amoureux à moi, ma vie.

•mercredi 22 septembre 2010 • Laisser un commentaire

« Le doute est le pire de tous les maux, car il les suppose tous »

•dimanche 12 septembre 2010 • Laisser un commentaire

J’aime la photo. Mais pas assez pour faire autre chose que collectionner ponctuellement les beautés qui passent sous mes doigts. Pas assez pour capturer celles qui caressent mes yeux. J’aime la musique. Assez pour être un brin mélomane. Mais pas assez pour apprendre d’un instrument ; du piano, même la forme de mes doigts voudrait. J’aime le cinéma. Mais seulement pour que l’émotion et la beauté viennent se fracasser directement sur mon cœur. Je ne sais pas apprécier sagement des chefs-d’œuvres. J’aime la psychologie, j’aime la sociologie, j’aime la littérature, j’aime la philosophie ; mais jamais je ne pousse un de ses champs à l’extrême, de peur de m’y enfermer. J’aime les gens, mais pas assez pour corriger mes pires défauts. Je m’aime, trop pour laisser ces moments où je suis face à moi-même durer. J’aime la liberté, assez pour m’en nourrir partout où je peux, mais je n’ose jamais affirmer autre chose que cette indécision que je déroule, maintenant, derrière ces mots. Frénétique, je ne persévère dans rien, si ce n’est dans ce que j’ai déjà abouti. Tout ce qui me définit ressemble à une somme fortuite de combinaisons chanceuses, que j’ai laissées se faire, parfois en me donnant l’illusion du choix. Je ne suis aucun autre moi que celui qui contemple les autres possibles. Je touche à tout, bondissant dans toutes les directions avec un élan rare mais toujours dangereux, jamais définitif ni stable. Je sais sans cesse élargir mes bras, mais cette générosité trébuche quand elle se rappelle qu’il faut embrasser, approfondir, persévérer. Je n’ai pas peur de tomber, j’adore la chute, je me donne le vertige, juste assez pour m’arrêter à temps. J’ai peur de ne plus bouger, par terre, captif, cloué quelque part, en ville, sur ce continent, dans cette maison, cette chambre, cloué dans le schéma mental d’une classe sociale, d’une palette d’idéaux, d’un tableau d’espoirs. Sinon vers toi. Jamais je n’aurais autant surpris ma nature pour essayer d’en faire ressortir les meilleurs aspects. Je colle à tous les idéaux sans vraiment souffrir d’aucun, je fréquente tout le monde sans me laisser encanailler, je flirte avec la beauté infinie du matériel et du spirituel sans les atteindre, sans les toucher, parce que sans tuer ma lucidité. Je sais que tu ne pourras pas me sauver. Mais je sais aussi que si je dois trouver un fondement et une issue à mon épanouissement, à ma sauvegarde, tu es déjà dans mon cœur. Je te supplie de me suivre pas de t’abandonner, de me faire confiance pas de te tromper. De tenir ma main ; de ne jamais la chercher.

« She was forcing it with her scorn, the kiss she gave me, the hard curl of her lips, the mockery of her eyes, until I was like a man made of wood and there was no feeling within me except terror and a fear of her, a sense that her beauty was too much, that she was so much more beautiful than I, deeper rooted than I. She made me a stranger unto myself, she was all of those calm nights and tall eucalyptus trees, the desert stars, that land and sky, that fog outside, and I had come there with no purpose save to be a mere writer, to get money, to make a name for myself and all that piffle. She was so much finer than I, so much more honest, that I was sick of myself and I could not look at her warm eyes, I suppressed the shiver brought on by her brown arms around my neck and the long fingers in my hair. I did not kiss her. She kissed me, author of The Little Dog Laughed. Then she took my wrist with her two hands. She pressed her lips into the palm of my hand. She placed my hand upon her bosom between her breasts. She turned her lips towards my face and waited. And Arturo Bandini, the great author dipped deep into his colourful imagination, romantic Arturo Bandini, just chock-full of clever phrases, and he said, weakly, kittenishly, ‘Hello. »

•mercredi 8 septembre 2010 • Laisser un commentaire

Be happy for this moment. This moment is your life.

•mercredi 8 septembre 2010 • Laisser un commentaire

Bumblechord

•dimanche 5 septembre 2010 • Laisser un commentaire

White Knuckle Ride

•jeudi 26 août 2010 • Laisser un commentaire

Le bouillonnement, l’exaltation furieuse qui fait défiler le souvenir, les moments, les images, les instants, les épiphanies à une vitesse folle, de manière esthétique et ordonnée, éternisant chaque visage, chaque atmosphère, chaque seconde, ça existe peut-être, mais pas dans ma tête, mon effervescence mentale cherche lentement, elle arpente à tâtons les bouts de mémoire, les sélectionne soigneusement, fait demi-tour, les fixe, les relâche, en reprend d’autres, y cherche l’émotion, forte, pure, unique, essaie d’en extraire la goutte qui fera déborder ce vase de passion hétérogène, que suscitent l’orgueil, l’amour, l’empathie, le temps qui passe, l’immaturité, la nostalgie, l’amitié, mais une seule larme vient, forcée mais nécessaire, voulue mais insuffisante, parce que la boucle est bouclée mais que le cercle continue, à l’infini, progression perceptible mais intouchable, avancée concentrique, 18, 19, 20 ans, un défaut, un autre, des regrets, du bien, en bon, une souplesse, mais puisque ce n’est l’épreuve que d’une chose, que les choses sont éternelles et mortelles, qu’elles ont ce quelque chose d’unique, d’impossible à répéter mais de tellement assimilable — electrifying.

Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,

•dimanche 22 août 2010 • Laisser un commentaire

Décalé de tout, je me lève aux aurores, dans un pays endormi, où le soleil tape sur les façades désertes, où plane un parfum de sérénité, de fin du monde, dans le creux de la rosée matinale, je suis croisé, entre tous les paradis et dans un seul état d’extase tranquille, des cultures, des regards, des climats, des regrets insolents, des espoirs transformés, le temps dilaté, l’espace revisité, même mon corps est suspendu à cet envol, je ne ressens plus la faim, mais j’ai soif de choses, je discerne la beauté différemment, les larmes montent, elles ne sont pas que nerveuses, je m’écrase et m’élève sans cesse ni ne sait vers quoi je roule, j’avale et je recrache sans vouloir tout garder mais en prenant le plus précieux, et je flotte dans le silence, perdu, perdu, perdu, par ce soleil qui caresse le moindre moment de ma mémoire, béni, parfait, inoubliable, finalement salutaire, les arbres ne bougent plus, tout est pétrifié à cette aube solitaire, sans extrême sans tomber sans haut sans bas sans air sans mal sans bien-être, sans métempsychose.

Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l’amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d’amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu’il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !

Et tout croît, et tout monte !