« Le plus beau moment d’une femme, le seul où elle puisse produire cette ivresse de l’âme, dont on parle toujours, et qu’on éprouve si rarement, est celui où, assurés de son amour, nous ne le sommes pas de ses faveurs »

Cette ivresse de l’âme ne semble se produire que dans une vive succession de chutes toujours plus discrètes que des regards ponctuent et qu’on se trouve seul à remarquer. Se hisse, en arrière-plan d’états d’âme, un état de conscience dérangeant, qui rebute mais qui aussi demeure irrépressible ; l’égoïsme dans ses deux extrêmes façonne une beauté puissante, chargée d’une mélancolie amère et par-dessus tout désarmante.

Et encore : saisir cette ivresse et ses effets pour qu’ils demeurent tout aussi déstabilisant, qu’ils irradient une conscience latente.

Qu’en est-il de ces moments de torture où nous ne sommes assurés ni de son amour, ni de ses faveurs, mais constamment d’un peu des deux, à peine suffisamment. Doucement terrifiant.

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~ par knalu78 sur jeudi 17 décembre 2009.

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