This hopeless emptiness

Franck Wheeler

« Revolutionary Road. Terrible. Vies bâclées, vies broyées de ces âmes qui se cherchent, sans jamais se trouver. Terrible. Cette petite banlieue. Cette petite maison. Ce petit jardin.  Et ces enfants qui courent sur la pelouse. Terrible encore. Ce « vide désespérant » de ces êtres qui ne savent plus espérer. Par peur. Par dépit. Par lâcheté. Terrible. De voir comment la vie vous happe, et vous laisse là, meurtri au coin de Revolutionary Road »

[Myriam]

Film fort, profond, complexe, dont on a perdu l’habitude d’en voir. La partition si aérienne et enlevée de Thomas Newman, l’intensité bouleversante du jeu d’acteurs, le classicisme plaisant de la mise en scène, c’est peut-être dans cela que se révèle le tableau noir d’un amour conjugal submergé par les flots du temps, des mentalités, des sentiments. Car peut-on véritablement espérer une issue heureuse à ce dilemme romanesque ? Le plaisir réside peut-être dans l’offre qui nous est faite : un spectacle psychologiquement violent, qui va creuser dans les profondeurs excessives et extrêmes de l’âme humaine. Et cette folie lucide.

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~ par knalu78 sur mercredi 4 février 2009.

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