Save Me

•Lundi 2 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Hey, open wide, here comes original sin.

Ain’t no one to save me.

Or will she taste, want, kiss, trust, ignore, see, hear, feel, adore, enjoy, hate, love, be me?

Recherchant les saisons sans jamais se trouver au creux du temps.

Décrivant des cycles sans humilité.

Envie sans désirer.

Remue les caprices du temps.

Ne subsiste que l’embarras des écrits.

Mais Cupidon s’en fout.

 

The Love Below

•Samedi 31 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Joseph Gordon-Levitt

« J’ai tendu des cordes de clocher à clocher ;

des guirlandes de fenêtre à fenêtre ;

des chaînes d’or d’étoile à étoile, et je danse »

Personne n’est prêt

•Mercredi 28 octobre 2009 • 2 commentaires

Le patron du bordel est devenu fou, et il va être obligé de nous casser la gueule, avant que les allemands arrivent. Ma mémoire flanche pour ne retenir que l’immédiate dernière année, tandis que mes ambitions s’engouffrent lentement – peut-être qu’émerge une maturité, une surconscience déracinée entre 4 mondes, et entre autant de vies. Chenapan, tu le sais, les plus beaux paradis sont ceux qu’on a perdus. As-tu gagné à les perdre ? Tu n’as oublié que ce que tu as voulu retenir au moment même où tu pouvais t’en rappeler. Et tu ne retiens maintenant plus que des ratures, traces que tu estimes joliment esquissées. Chaque phase de ta vie t’enferme dans une sorte d’entonnoir apparemment autonome. Tu en ressors, sans même t’en rendre compte, avant qu’un autre ne t’avale, tout en ayant eu le temps de bien le voir venir. De quel côté, ce fourbe ? Ta personnalité, tes aspirations, tes rêves, tes convictions et tes valeurs explosent en recompositions bancales, reconstructions auxquelles tu t’efforces de trouver un équilibre, des formes, des incarnations. Bloqué dans ta tête, discrètement enchaîné à tes traumatismes, tu avances et te courbes encore et toujours pour une ligne droite, tu touches à tout sans tout saisir, tu saisis sans être tout touché. Tu cherches la débandade. Tu l’aperçois. Trop tard.

La vie nous laisse-t-elle vraiment le choix, ou est-ce nous qui laissons la vie choisir. Tant d’orientations, même illusoires, laissent au mois le choix d’être perplexe. Quel romantique cadeau ce serait de disparaître. Élégante solitude de l’âme. Jack. Jack. J’ai presque touché le fond. Je l’ai, tout, touché, des yeux, seulement. Quand renaître ? Quand mourrai-je vraiment ? Quand finirai-je de devenir ce que je suis ?

Il manque encore tant de désespoir, il reste tellement de doux désarroi à éprouver. Mais qu’est ce que cette fuite en avant fait du bien. Enfin, il paraît.

Et tu as cru qu’elle allait se laisser faire ? La pute, la pute, la pute. On the ground.

Je ne sais même plus si j’expire, ni ce qui m’inspire.

Est-ce que ça se fume sans filtre ?

Trouve un autre jeu sérieux.

James.

Tu t’y es  déjà fait.

T’as vu, dans ses yeux. Quoi ? Bah, j’sais pas. J’ai oublié à quoi ça ressemblait.

Mais tu sais ce que c’est, hein ?

Oui. J’ai su. Pourtant, tout le monde n’essaie pas de savoir.

Tu te sais déjà schizophrène, au moins en germe.

Et puis, je leur ai raconté, à tous, des sweet lies. Mais je m’en suis surtout raconte à moi. T’as remarqué, que je me mentais bien. Ca tout le monde sait le faire.

Et alors ?

T’en as déjà trop fait. C’est pas assez. Tu sais ce que tu cherches ?

Non. Mais je comprends ce que je trouve. Ils m’aident tous un peu.

Et pourtant. La sentence, l’unique vérité parmi tant d’autres, la profonde découverte déjà trouvée et oubliée, tu le sais ; c’est le silence.

Maintenant, disparaît.

Ça y est ?

T’es parti ?

Jack, reviens. James est parti. Joue pas au con !

Et puis ils foutront tous le camp, ces oxymores sur pattes.

Il est tombé. Regarde-le. Il a prit goût à la vie. Mais il sait pas se taire en mangeant.

Tu déconnes ?

Ouvre. La douleur t’égare.

Mais c’est fini, pourquoi tu t’obstines ?

Parce que. Il faut au moins essayer.

Tu sais même pas pourquoi t’essayes, et encore moins comment.

Si, regarde, ouvre.

Tu vois, ça tourne à vide, alors si on ouvre, imagine !

T’as rien compris. Si t’ouvres, ça se refermera sur toi.

T’as déjà essayé ? C’est trop galvaudé pour qu’on sache vraiment à quoi s’attendre.

Tu m’énerves.

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T’as remarqué, c’est quand même la première fois que tu façonnes tout ça. Non, en fait, tu l’avais en tête depuis des années. Ça se passait là dedans, certains te comprenaient avec quelques mots, d’autres continuent de te regarder bizarrement, dans une sorte de compassion incompréhensive, ou selon un ressenti similaire mais trop différent. Tu crois que ça t’aidera ? Avouons, c’est pitoyable d’audace de t’inventer un Jack et un James. D’abord Jack et James ils s’en foutent. Ensuite les autres s’en foutent, enfin, leur curiosité non, mais ça, paraît que c’est humain. Si faut t’auras pas de gosse. Si faut il sera pas à l’image que t’espères. On le sait déjà, tout ça. Mortel. Je pense que tu laisseras jamais tomber. Même dans vingt ans, quand t’auras laissé tombé parce que tu liras ces lignes avec une maturité honteuse de ses origines et de ses fondements, piètres fondements d’ailleurs, tu seras encore à lentement te tuer avec ces conneries. Au mieux, tu t’en seras inventé d’autres, plus communes encore, qui occupent des vies entières vidées d’intérêt. T’as quand même foutu un sacré bordel, dans ton examen de conscience. Bon d’accord, appelle ça comme tu veux.

T’as encore bouffé du chocolat. Il faudrait juste que je remercie tous les gens qui m’ont entouré, m’entourent (et m’entoureront ?) d’être ce qu’ils sont. Ça a plombé l’atmosphère de soulever le tapis, quoique je doute que la merde qui se trouve en dessous soit si fondamentale – la preuve, tout le monde ne sourit pas. Quoi ? Personne n’est content ? Tout le monde fait la gueule ? Chacun s’en fout à sa manière ?

Personne n’est prêt. Is someone getting the best, the best, the best the best of you?

Voilà. Accroche ta tête ici. Repasse de temps en temps, au gré de tes envies. Et quand tu te sentiras prêt, ou quand tu le seras, parce que de toutes les manières l’instinct est certes un guide mais surtout un prétexte – à ce moment là, tu lui enlèveras son masque. Tu sais, celui que tu lui as accroché. Fais gaffe à ce que tu trouves derrière.

Fais gaffe à ce que tu viens de trouver.

Fais gaffe, t’as pas vidé ton cœur.

Demande à la poussière.

Dans la cour il n’y a plus rien
plus ces balles un peu molles
qu’on écrasait sur des murs mitoyens
à des grands-mères presque mortes
criant à qui voulait l’entendre
fourrées dans de mauvais destins
que la vie que l’on tient par la main
ça déborde … sans avoir digéré le festin.

Dans la cour il n’y a plus rien
plus ces jeux sans fracas
plus ces rires de vauriens
il n’y a que des bâtisseurs de remords
de la chair à emploi
déjà soucieux de leur sort
on égorge
on égorge

Car il faudra bien courir ces dames
il faudra bien s’ouvrir les veines
pour dire les mots qui vous tannent
en oubliant les parents qui vous aiment
il faudra bien se construire
sans oublier de penser à terme
et puis se serrer la ceinture
puisqu’il faut arrêter les bretelles
on apprendra des phrases assassines
qu’on sortira les soirs de malaise
et puis se noyer dans l’estime
de gens qui vous saignent
dans tous les cas on en fera des ratures
et là on sera grand.

Il n’y a plus ces maîtresses bien en chair
et leurs lèvres pédagogues
qui nous apprennent comment faire
avec nos mains d’enfants
pour oublier nos mères
toujours un peu trop aimantes
et qui savent pourtant très bien
mieux vaut ne pas jouer dans la cour des grands

Car il faudra bien courir ces dames
il faudra bien s’ouvrir les veines
pour dire les mots qui vous tannent
en oubliant les parents qui vous aiment
il faudra bien se construire
sans oublier de penser à terme
et puis se serrer la ceinture
puisqu’il faut arrêter les bretelles
on apprendra des phrases assassines
qu’on sortira les soirs de malaise
et puis se noyer dans l’estime
de gens qui vous saignent
dans tous les cas on en fera des ratures
et là on sera grand.

« The sooner you realize things will never be the same again, the sooner you can move on »

•Mercredi 21 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Si l’on est pas certain d’avoir l’occasion de rendre une fille heureuse en amour,

on est au moins sûr d’avoir le triste pouvoir de ne pas l’en dégoûter.

joseph-gordon-levitt (3)

Quoique :

« Ce qui rend les amitiés indissolubles et double leur charme est un sentiment qui manque à l’amour : la certitude »

« Pour la plupart des hommes, se corriger consiste à changer de défauts. »

•Vendredi 9 octobre 2009 • Un commentaire

Est-ce à dire qu’avoir entrepris de changer un deuxième défaut majeur de ma personnalité ne rime à rien ?

L’appréhension d’une phase nouvelle et inconnue de relatif bonheur est-elle un leurre ? « That is what learning is. You suddenly understand something you’ve understood all your life, but in a new way. » . Ai-je appris, sans avoir appris auparavant ? J’ai presque toujours su que “lamour fait toujours croire ce dont on devrait douter le plus“. Peut-être est-ce là que réside mon apprentissage. J’ai l’impression de le savoir, différemment, maintenant. Je ne me sens plus simplement mélancolique, pas plus pessimiste, ni même optimiste et mal informé. Corriger son défaut en se rappelant que “quand on aime quelqu’un, on a toujours quelque chose à lui dire ou à lui écrire, jusqu’à la fin des temps“.

Ces soirs ont un drôle de goût. Rendent le futur avec une troublante certitude, globalement embrumée mais présente. Considèrent le passé dans une distanciation assagie mais pas dépourvue d’amour.

look on

N’a-t-il pas toujours su

qu’un “bon maître a ce soucis constant d’enseigner à se passer de lui” ?

O anything of nothing first create! O heavy lightness, serious vanity, Misshapen chaos of well-seeming forms!

•Lundi 28 septembre 2009 • Un commentaire

La courbe de mes y, le ventre de mes g, l’arrondi de mes j, la silhouette de mes f, tout l’élan de mon écriture penche et s’épanche pour plus de finesse, à mesure que je m’épanouis sans cesse, sur le fil à peine palpable de cette ivresse, incertaine. Ivresse qui étire mes journées, condense ma vie, fait flotter mes humeurs. La réflexion quitte le sens essentiel, l’écriture médiocre mais sincère l’atteint déjà, la traverse.

Que reste-t-il ?

joseph-gordon-levitt

Moments

•Mardi 25 août 2009 • Laisser un commentaire

« L’égoïste n’est pas celui qui vit comme il lui plaît, c‘est celui qui demande aux autres de vivre comme il lui plaît ; l’altruiste est celui qui laisse les autres vivre leur vie, sans intervenir. »

Oscar Wilde, Aphorismes

FC

Entre l’altruiste raisonnable et l’égoïste raisonné, deux égos se sont affrontés, toujours en ignorant ces deux extrêmes équilibrés. J’ai perdu ma naïveté, j’ai gagné une sur-conscience de moi-même, mais c’est déjà une autre perte. Et au monde, je ne trouve aucune consolation. Les opportunités ont été multiples, les chances offertes.

J’aimerais me plonger dans un mutisme profond. Me condamner à ne pouvoir qu’écouter, voir, sentir, toucher, goûter, pour mieux me libérer. Car s’il est plus difficile de ne pas tout donner que de simplement donner, il m’est encore plus difficile d’apprendre à seulement recevoir.

Je n’ai peut-être pas tout perdu.

This Time

•Lundi 17 août 2009 • Laisser un commentaire

Lettres à un jeune marocain, choisies et présentées par Abdallah Taïa

Je ne pense pas que j’aurais pu répondre à vos questions avant d’avoir eu quarante ans. C’est un âge qui impose une halte naturelle. Une distance. N’allez pas croire que je défende une quelconque vertu de l’expérience, je ne crois qu’à l’étonnement permanent, au regard curieux, enfantin. C’est quoi un homme expérimenté ? C’est celui qui a perdu la peur, les doutes, les hésitations et les plaisirs des premières fois ? Celui qui a arpenté un chemin au point de le connaître par cœur ? Celui qui est capable de fermer les yeux et de le traverser sans accident, sans erreur de parcours, et de contourner précipices, virages, glissements, égarements ? Non, merci, pas pour moi. Je préfère de loin préserver mon ignorance et ma soif de l’inconnu. C’est fou comme tous les systèmes d’apprentissage, institutions, éducation, vie, famille, sont  bâtis sur le principe de nous sortir de l’enfance, de faire de nous des adultes majeurs, raisonnés, responsables et sans fantaisie. Je me suis rendu compte qu’enseigner comme éduquer requièrent une bonne dose de certitude, de dogmes et n’ouvrent surtout aucun espace à l’hésitation. Tout le monde, surtout en ces temps de crise, a besoin d’un schéma fait de lignes droites, facile et accessible. Il faut tout livrer avec un mode d’emploi qui ne dépasse pas trois  points, dont le premier est d’allumer et le dernier d’éteindre. Films, livres, musiques, maisons, voitures, hommes femmes et enfants doivent ressembler aux jouets offerts avec les happy meal. Et le bonheur sera au rendez-vous. Quand on n’a que notre doute à communiquer et à partager, c’est difficile d’affronter un monde imbu de ses certitudes. Alors, comme je n’ai aucun conseil à vous donner, je vais vous parler de quelques moments qui sont restés essentiels, qui m’ont accompagné. Je crois qu’à la fin nous ne sommes que le résultat, le lot flottant, transparent et abstrait de nos souvenirs, souvenirs d’ailleurs, et étrangement, souvent inventés…

Faouzi Bensaïdi

Ne cherche pas longtemps, mais cherche profondément. Si le bonheur existait, tu l’aurais déjà trouvé. Chacun crée le sien comme il peut. Il n’y a pas de recettes. Il faut que tu apprennes à te contenter de ce que tu as, que tu apprennes que la vie n’est pas seulement ce que tu veux en faire, ou ce que les autres en ont fait, mais c’est ce que tu en fais là, maintenant. Il y a un énorme trou entre “vouloir en faire” et “faire”. Vouloir en faire est beau à voir, de là haut, là où toutes les fleurs poussent C’est souvent de l’autre côté que les plus belles fleurs poussent, n’est-ce pas ? Si on ne se contente pas  de ce qu’on a, on espère toujours voir de l’autre côté, l’autre rive. Faire est ce grand trou, très profond, très périlleux obscur. Mais n’oublie pas que les plus belles choses sont celles qui sont au fond, au plus profond de nous, celles que personne n’a encore touchées. Celles que personne n’a encore connues. Essaye de “faire” au lieu de “vouloir faire”. Ce n’est jamais facile, je sais, mais je sais aussi que ce qui vient facilement part facilement.

Hicham Tahir

Bad Things

L’identité, ce ne sont pas les racines qui l’expriment.
Car l’identité, c’est un fruit.
Et les humains ne sont pas des arbres : ils savent renaître après les déracinements.

Daniel Maximin, Les Fruits du cyclone

Happiness only real when shared

•Samedi 15 août 2009 • Laisser un commentaire

Bros

« … and the worst of having a romance of any kind is that it leaves one so unromantic. »

•Vendredi 14 août 2009 • Laisser un commentaire

« I want to remember how you’ve made me laugh and sometimes cry, and I never want to forget how special and different you are to me, and how you’ve touched my heart in a way no one else could. »

Bad Things

Baby, do you understand me now
Sometimes I feel a little mad
But don’t you know that no one alive
Can always be an angel


When things go wrong I seem to be bad
But I’m just a soul whose intentions are good
Oh Lord, please don’t let me be misunderstood


Baby, sometimes I’m so carefree
With a joy that’s hard to hide
And sometimes it seems that all I have do is worry
Then you’re bound to see my other side


But I’m just a soul whose intentions are good
Oh Lord, please don’t let me be misunderstood


If I seem edgy I want you to know
That I never mean to take it out on you
Life has it’s problems and I get my share
And that’s one thing I never meant to do
Because I love you
Oh, Oh baby don’t you know I’m human
Have thoughts like any other one
Sometimes I find myself long regretting
Some foolish thing some little simple thing I’ve done


But I’m just a soul whose intentions are good
Oh Lord, please don’t let me be misunderstood
Yes, I’m just a soul whose intentions are good
Oh Lord, please don’t let me be misunderstood
Yes, I’m just a soul whose intentions are good
Oh Lord, please don’t let me be misunderstood